Le sel de cuisine est extrait des mines, carrières ou de la mer. Il constitue pour l’être humain la principale source de sodium par le biais des aliments.
Le sel alimentaire est obtenue en Algérie par évaporation des eaux de saumures naturelles des chotts et sebkhas. Le marché est réparti entre l’ENASEL (65.000 tonnes) et les autres producteurs (70.000 tonnes).
Une étude sur l’iodation du sel durant cette décennie, effectuée par l’Inspection CACQE de Ouargla dans la principale région productrice du pays (El-Oued) a montré un inquiétant déficit en iode. Le taux de non-conformité est de 52.74 %.
L’iode est un oligo-élément dont le rôle est essentiel dans la structure des hormones thyroïdiennes. Il est utile de rappeler que le degré de pureté, le taux d'humidité et l'absence d'impuretés oxydantes sont les conditions requises pour l'iodation du sel.
Des tests à l’iode du sel consommé quotidiennement ont été effectués par le Ministère de la santé auprès de 5 238 ménages. Le taux de sel suffisamment iodé est de 68,5 %. Cette prévalence est de 73,9 % en milieu urbain et de 60,3 % en milieu rural. Elle est plus élevée pour les régions ouest et centre où elle se situe respectivement à 88,8 % et à 76,9 % que pour les régions est et sud dont les valeurs respectives sont de 52,4 % et 46,7 %.
Les risques encourus par le consommateur, en cas d'un traitement inadéquat dans la fabrication du sel et la non maîtrise de l’addition d’iodate ou de l’absence de ce dernier se caractérisent par une carence iodée dont les répercussions sur la santé sont nombreuses et significatives sur le plan social et économique, à savoir :
* Augmentation du nombre de personnes présentant un goitre endémique et ses complications ;
* Retards physique et mental ;
* Désordre neurologique ;
* Malformation congénitale ;
*Répercussions par de faibles capacités d’apprentissage dans les zones arriérées ;
Le sel de cuisine a une très faible élasticité économique et son iodation augmente considérablement son coût, favorisant ainsi l’apparition sur le marché d’un sel sans iode, moins cher mais dont la consommation présente des risques sur la santé.
Selon l'O.M.S la carence en iodé est une préoccupation de santé publique. Plus d’un milliard d’individus souffrent de cette carence.
En Algérie, la commercialisation du sel iodé doit impérativement respecter :
- Le décret exécutif n°90-40 du 30/01/1990 rendant obligatoire la vente du sel iodé pour la prévention de la carence en iode en Algérie ;
- Le choix de la forme chimique : iodate de potassium ( KIO3) ;
- Taux fixé : Le sel iodé doit comporter 30 mg d’iode/ Kg de sel à 50 mg d’iode/ Kg de sel, ce qui donne l’équivalent en iodate de potassium de 50,55 mg/kg à 84,25mg/kg ;
- La qualité de l’emballage car l’iode étant un produit volatil ;
- La qualité physique du sel ;
Les analyses obtenues lors d’un contrôle de la qualité du sel doivent illustrer le respect des doses conformément aux normes et spécifications réglementaires et plus particulièrement la norme NA 6351 inspirée de la norme STAN 150/1985 du Codex Alimentarus.
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Tirées des communications présentées lors de la journée d’étude sur le sel iodé, du 6 décembre 2004.
- Les troubles dus à la carence iodée par le Dr Hadj LAKEHAL chef du département de protection et promotion de la Santé ;
- Le sel de qualité alimentaire par M. FERHAT, PDG de ENASEL ;
- Les méthodes d’analyses du sel iodé par Mlle SEDDIK AMEUR, inspecteur au laboratoire Régional de Annaba - CACQE ;
- Les facteurs liés à la stabilité de l’iodate de potassium dans le sel de cuisine par M. BOUKRANA Abdelhafid, chef d’Inspection sud - CACQE ;
- Dosage de l’iode dans les sels de table par M. GHERDINE Ali, chef du laboratoire de Bechar -CACQE.